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Le chemin vers l’emploi ? Par où commencer ?

Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, le parcours vers l’emploi commence avant même d’intégrer une formation professionnelle. Idem pour les parcours universitaires, on réfléchit à la suite de l’école avant d’y entrer.

Trop nombreux sont ceux qui ont attendu la dernière minute, ou la fin de la formation pour commencer à réfléchir à leur avenir. Et souvent ce sont ceux-là qui galèrent le plus à trouver, car ils n’avaient pas pris la mesure du marché avant de commencer.

Ajouter quelques lacunes techniques à tout ça, et là c’est le feu d’artifice. Bien préparer votre projet professionnel est primordial, si vous souhaitez pouvoir vous concentrer à fond sur l’apprentissage des compétences.

A. Le choix de l’école ou de la formation

Tout commence par le choix de l’établissement de formation qui est crucial. Une formation qui ne vous correspond pas ou mal vue dans le milieu, aura des répercussions importantes sur votre avenir professionnel à court terme.

Alors je vais essayer de vous guider dans les méandres des formations de reconversion professionnelle. Comment choisir, et surtout comment mettre toutes les chances de son côté pour réussir à être financé ? Il existe une multitude d’offres de formation sur le marché de la reconversion, sans même parler des écoles publiques type université ou école d’ingénieur. Mais tout dépendra de vous et vous seul.

Le premier point à prendre en compte c’est votre situation financière et familiale. Il va de soi qu’un ou qu’une chargée de famille, ayant un loyer à payer et tout ce qui va avec, ne pourra pas se permettre de reprendre deux voire cinq ans d’études dans le circuit universitaire. Par contre à l’inverse, un ou une jeune sans contrainte familiale devra privilégier le cursus universitaire, voire l’alternance.

Ne soyez pas fataliste, il existe forcément l’école qui vous conviendra parfaitement, que ce soit par sa pédagogie, ou par son contenu. Certains préféreront le full remote (télétravail total), d’autres ont besoin d’un accompagnement en présentiel. Vous avez peu de ressources ou de droits ouverts au chômage, alors dirigez vous principalement vers une formation courte, qui vous donnera les bases, pour ensuite poursuivre vers l’alternance.

Pensez à lire les commentaires sur l’école ciblée, comme ceux des élèves, mais aussi entreprises ou professionnels du milieu, qu’ils soient bons ou mauvais.

Malheureusement, beaucoup de caricatures tournent autour des développeurs issus de la reconversion professionnelle. De nombreux établissements de formation sont parfois mal vus par les entreprises, donc autant bien choisir pour ne pas se tirer une balle dans le pied dès le départ.

Attention aussi aux écoles qui vous promettent la lune, ou que vous allez devenir des fullstack en puissance en sortant de chez eux. Car soit vous ne serez pas prêt techniquement, soit vous verrez trop de technos différentes, en très peu de temps, pour dire que vous les maîtrisez.

Par ailleurs, renseignez vous sur les technos enseignées dans ces formations. Cela aura une importance pour le point suivant.

 

B. Quelles sont les attentes du marché local et régional ?

Le marché des formations actuelles présente une abondance d’enseignement de technologies similaires d’un centre à un autre. La majorité va enseigner les stacks suivantes : PHP, Node.js, JavaScript, React, Symfony, MySQL, PostgreSQl et le binôme HTML – CSS. D’autres écoles dites plus complètes vont balayer tout un tas de technos identiques, en ajoutant C, Python, etc.

Donc vous avez le choix, mais attention tout de même. Certains vous conseilleront de vous faire plaisir et de prendre ce qui vous plaît. Mais encore faut-il savoir ce qui nous plaît en tant que débutant. D’autres vous conseilleront React et Node ou React et Symfony car à la mode.

Et il reste les plus prudents, dont je fais partie, qui vous recommanderont de vous fier à trois choses.

1) Tester une techno front-end et une ou plusieurs techno back-end, via des tutoriels sur internet, pour voir là où on se sent le mieux, le plus à l’aise et le plus performant. Le but étant de partir sur une spécialité, back ou front, peu importe le langage, car les sensibilités et compétences soft skills sont différentes pour les deux.

L’un fera appel à de l’algorithmique et à une logique mathématique plus poussée, et l’autre nécessitera un sens créatif et une vision de l’UX – UI plus importante. Rares sont ceux qui sont capables de maîtriser les deux !

2) Oublier le côté bullshit du fullstack, qui n’est autre qu’un terme marketing, utilisé de prime abord par les entreprises qui veulent le mouton à 5 pattes, puis relayé par les bootcamps pour vendre des formations. Certes on peut faire du front et du back, mais vous ne maîtriserez jamais aussi bien l’un que l’autre en début de carrière.

3) Dernier point, les attentes du marché de l’emploi local et régional. Il est d’autant plus important de le connaître, et de s’assurer de ses particularités, surtout si vous n’êtes pas mobile. Ne partez pas sur l’apprentissage principale d’une techno si elle n’est pas dans les compétences demandées en local, car vous ajouterez un obstacle à l’embauche non nécessaire.

J’en vois certains me dire “Et le full remote (*100% télétravail) ?”. Oui il y a cette possibilité, mais sachez que ce n’est pas très répandu, qu’il y a peu de place pour beaucoup de prétendants. De facto, en tant que junior, je vous déconseille de faire la fine bouche.

Dites-vous que le télétravail est un bonus s’il est proposé, et en aucun cas une fatalité en soi. Ce n’est pas très fréquent en France, même si la Covid-19 a beaucoup aidé de ce côté. Très peu d’entreprises savent manager et travailler en télétravail.

Il y a encore une très forte appétence pour le présentiel (ou présentéisme aussi parfois) dû notamment à la culture de la non confiance en ses collaborateurs, très présente chez certains manager français. Il y a aussi un problème de technique : les entreprises ne disposent pas toujours des outils adéquats, ou des compétences en interne pour les installer et les utiliser. Ah et n’oublions pas l’une des sources de démagogie les plus fréquentes : les caricatures ! 

Certaines mauvaises caricatures liées au télétravail persistent dans l’imaginaire français, puisqu’on le sait tous, télétravail rime avec “être en slip devant Netflix toute la journée au lieu de travailler”.

Bref, une fois toutes ces étapes réalisées, vous pourrez vous concentrer sur votre apprentissage, sans toutefois oublier l’après-formation. Pensez pendant votre scolarité à vous garder un peu de temps par ci par là pour travailler votre profil.

Et quand je dis profil c’est bien entendu votre CV et votre portfolio en priorité, puis votre présence sur les réseaux sociaux sans oublier votre veille technologique et la pratique sur des side projects passionnants et originaux.

J’entends déjà certains sceptiques me dire : “Euh mais j’ai une vie en dehors du dev ! ” Oui comme tout le monde, mais dites-vous que si vous ne passez pas quelques heures par jour, en plus de vos cours, à pratiquer au quotidien, autant vous dire que vous partirez avec une caravane de lacunes et de retard par rapport aux autres, et cela aura des conséquences une fois sur le marché du retour à l’emploi.

Si malgré tout vous poursuivez, et que vous gardez à l’esprit que vous coderez uniquement pendant les cours, et qu’en dehors vous ne souhaitez pas vous investir, alors je me dois d’être honnête avec vous : arrêtez tout vous n’y arriverez pas !

Cela ne me fait pas plaisir d’être aussi direct avec vous, mais il faut pourtant prendre en compte les conséquences qu’un auto-sabotage aura sur vous, mais aussi sur les autres.

Comprenez que si vous persistez sans succès et sans vous investir pleinement, vous serez frustré de ne pas réussir, cela pourrait conduire certains d’entre vous en dépression, voire provoquera un mal-être. De plus vous risquez de montrer une mauvaise image du développeur junior auprès des professionnels du milieu, leur donnant ainsi du grain à moudre, quant à la qualité des juniors en général.

Toutefois si vous êtes pleinement conscient que le métier de dev n’est pas fait pour tout le monde, qu’il nécessite des valeurs telles la curiosité, l’autonomie, l’envie d’apprendre toute sa vie, savoir se remettre en question, l’envie de progresser, la pratique, la rigueur, alors continuons notre voyage ensemble. 

De plus, si vous n’oubliez pas de tendre la main, et que vous êtes passionné, alors cela fera de vous les meilleurs développeurs. Comme le dit cet adage du poète japonais :

“Individuellement, nous sommes une goutte d’eau. Ensemble, nous sommes un océan !”

Ryunosuke Satoro

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